Noël des Tabletons

Publié le par Pierre P

Bravo Bernard,

Merci pour ce petit mot d'encouragement.
Bravo pour cet élan de charité littéraire, pour cette offrande de l'écrit au service de la communauté.

Mille mercis aussi pour cette rigueur organisationnelle, ce jusqu'au-boutisme comptable, expert, qui méthodiquement déroule son programme depuis la début de la journée:  petits cris stridents qui annoncent l'arrivée du trublion ("mais comment un petit corps fait-il pour porter une voix aussi vive" - un tabler d'ailleurs qui apprécie vraiment Bernard), arrivée chaleureuse du gars qu'on a sincèrement envie de voir et qui le sait parfaitement, petit mot gentil à tout le monde, apéritif autour d'une bonne bouteille (peut être la seule) largement commentée pour ses arômes et ses origines, son terroir et son producteur. Ceux qui n'y connaissent rien acquiescent, sans trop la ramener. D'accord ?

Puis le round d'observation qui décide des emplacements autour de la Table Ronde, l'assise tout aussi bruyante pour notifier la présence du groupuscule qui va animer la journée. Les autres tables sont essentiellement composées de clans ou de rassemblement d'épouses esseulées, mais pas si malheureuses de déjeuner avec les copines. Le déjeuner et ses sujets ponctués de "si tu veux, le gars...", "c'est ce que je lui ai dit, mais...", ou "mais bien sûr..;" façon Bernard avec son style: alternance de sujets drôles, sérieux avec la ferme volonté de captiver et convaincre son assemblée. Il parle, malgré les bâches, quelques fois s'emporte parce qu'on ne l'écoute plus.
Le vin faisant son effet, les clans s'ouvrent et les tablers bruyants vont voyager vers les copains ou les copines qui n'étaient pas à leur côté pendant le déjeuner pour prendre de leurs nouvelles. Il Siniore TOTARIDO passe de cou en épaule par le jeu de ses mains très tactiles. Emile griffonne des hiéroglyphes sur un papier noircit par les ratures ("tu viens au ski ? et au Noël des Tablers ? C'est quand ? Stéphane -il détient le savoir- c'est quand déjà le ski ?). JP One nous fait rire avec Ramirou (le diminutif du Dr RAMIREZ, affilié à Gérard JUGNOT dans Papi fait de la Résistance), on prend des nouvelles de la santé Joseph qui a dû avoir froid à son intronisation, Joseph l'ex- protituski d'un soir. BORSCHNECK le bosniaque nous menace de contrôle fiscal (il tête son vin à lui), Marc a l'air fatigué mais sourit comme toujours, Fred court après Martin qui tente d'échapper aux jumelles. On commente les PERROT et leur succès dans la fameuse revue que j'avais amené et que je cherche, on parle restaurants et vins, encore.

Les bouteilles défilent avec toujours sont lot de commentaires:
"c'est BONNET qui a amené ça ? Un Beaujolais ? Ah ah ah
- Oui, mais t'y connais rien en Beaujolais; celui-ci est un régal
- (après dégustation peu encourageante) T'y connais rien non plus en Beaujolais, désolé Christophe !
- c'est bizarre, il n'était pas comme ça quand je l'ai acheté (excuse entendue mille fois d'ailleurs)"
ou "C'est infecte... c'est ta bouteille PAILLARD ? (rires collectifs, gloussements crétins du principal concerné qui a réussi son coup)".
ou encore "Le vin de JP One devrait se boire en apéro, c'est la meilleure place pour un PORTO".
Les cadors du jaja n'étaient pas présents ou peu pour démontrer leur culture étendue sur le sujet, qui captive les éléments qui ne demandent qu'à apprendre (dont je fais partie). Tout le monde a remarqué leur façon de se regrouper, de plonger le nez au fond du verre, de tourner le liquide dans le récipient et de regarder la robe, de faire rouler le vin dans leur bouche avec un filet d'air qui passe entre leurs lèvres pincées. J'aime bien les voir faire et les écouter, leur cérémonial est impressionnant, quasi-religieux et quelques fois beaucoup trop sérieux (c'est le sujet pour lequel on ne rigole pas à la Table, avec celui des voitures -  je suis hors compétition dans les deux cas alors je peux l'ouvrir sans craindre la moquerie).
Mais dans le fond, tout le monde doit savoir que ce qu'on préfère au delà des étiquettes de prestige, des démonstrations oenologiques et des vins de garde, c'est finalement partager la bouteille avec celui qui l'a ouverte et qui a décidé de nous faire découvrir quelque chose de bon, d'original, de nouveau ou de sympathique.

Le Père Noël Pelé arrive sous les cris de nos enfants, les cadeaux s'ouvrent, les papiers arrachés décorent la salle que les filles KRASNICKI avaient entrepris de modeler à leur façon. Le dessert s'ensuit, avec la fatigue du Dimanche soir plombée petit à petit par le Lundi matin qui se profile. To-Tom coure après Alice qui cherche Chloé qui joue avec Sarah qui tape Martin (encore ?) pendant que les plus grands jouent au billard, et que quelques parents vinifiés couvrent de chants braillards le (misérable) groupuscule de musique loué par l'hôtel IBIS, qui ne joue pour personne pour son premier thé dansant de l'année (on nous explique que la fille qui a organisé l'événement, et qui sera certainement félicitée par son boss, n'a envoyé aucune invitation, n'a pas prévenu le journal, bref que personne ne sait que Stone et Charden sont là, ce soir...).

Et puis tout le monde s'en va, en bandes désordonnées, d'un coup. Restent alors le président qui veille à ce que tout se finisse bien, même s'il voudrait bien s'en aller aussi. Et Bernard. Parce que son programme n'est pas terminé, parce qu'il est méthodologique le past-past. Il fait le tour de la salle, il vérifie que personne n'a rien oublié et bien entendu ramasse son lot d'habits. Il est fort ce Bernard. Son programme vient de se terminer ce matin avec l'envoi du mail qui annonce les trouvailles.

Bien entendu, il fat dire merci au président pour l'organisation, au responsable du cinéma de fortune (JP One je crois), au fournisseur de DVD (Eric BEGUET, je crois aussi), au Père Noël (il n'a plus d'adresse mail, lui faire passer le message), aux enfants qui savent faire plus de bruit que leurs parents à certains moments, à nos épouses pour s'occuper (encore une fois) de nos petits, au cuisinier qui avait dessiné un père Noël en tomates (personne ne s'est moqué de lui eut égard à son enveloppe corporelle et son regard de Barracuda).

Hasta Lueg,

Pierre PAILLARD
PS: Hervé MIGUET m'a bien confirmé au début du déjeuner qu'il fallait amener une bouteille, et que les enfants étaient les bienvenus (cf. le quizz)
PS': c'est décidé, ça va brancher fort en fin d'année pour que nos réunions soient un lieu de franche rigolade, sans agressivité bien entendu
PS'': Je prends le temps ce matin de me faire rigoler et de partager avec ceux qui n'étaient pas là ce noël des tabletons et d'utiliser Bernard, mon bon Bernard, le parrain de mon parrain, héritier d'une belle brochette de Tablers, et patriarche d'une autre, comme fil rouge de la journée. Une journée comme on les aime pour ces moments de gloussements, ces joutes verbales, ces retrouvailles qu'on attend toujours avec impatience pour ce qu'on sait qui va se passer.
PS''': joyeux Noël les Félix et bonnes fêtes de fin d'année. Vivement le ski !
PS Final: Eric, épargne moi le "t'as rien à foutre pour écrire autant ?" Ben si, figure toi. Bravo pour cette ferveur envers St Etienne, ta reconversion est belle.
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Publié dans Evénements

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